La Visite
Il pleuvait fort, sur la grand-route… Le temps n’est pas au beau fixe en ce dimanche 5 juin mais le public se presse à l’entrée de la Cité de la Musique, où Brassens lui a donné rendez-vous jusqu’au 21 août. Joann Sfar, commissaire de l’exposition, a mis au grand jour tous les p’tits secrets du chanteur, qui aurait fêté ses 90 ans cette année. Bien que le célèbre moustachu n’ai jamais voulu dévoiler sa vie intime et qu’il soit décédé depuis trente ans déjà, il n’a jamais, n’en déplaise à certains chu dans un oubli complet. De son enfance passée à Sète où ado, il commit de petits larcins avec une bande de copains, à ces derniers jours dans le 15e arrondissement de Paris, où il a cru bon de remettre à jour son testament, la vie et l’œuvre du chanteur défilent sous les yeux amusés des visiteurs.
J’ai rendez-vous avec vous
De photos en anecdotes, de films d’époque en paroles de chansons, tous se souviennent, imaginent et fredonnent dans les allées sous le regard pétillant et plein de malice de celui qui passe sa mort en vacances. Et puis, coup de théâtre, le temps a levé le camp, estimant que la farce est jouée, lui tout heureux, tout enjoué, s’exhume du caveau pour saluer sous les bravos. C’est le concert de Brassens à Bobino en 1969 retransmit dans la petite salle bondée où chacun prend place pour une heure et demie de nostalgie. Tous chantent tout bas, tapent du pied en rythme et applaudissent. C’est pas demain la veille, bon Dieu ! De ses adieux.
Brassens ou la liberté, Cité de la musique, jusqu’au 25 aout 2011.
Texte : Julia Dusserre-Telmon / Photo : DR



